{"id":415,"date":"2020-04-30T01:18:45","date_gmt":"2020-04-29T23:18:45","guid":{"rendered":"https:\/\/bioweb.blog\/?p=415"},"modified":"2020-04-30T10:27:25","modified_gmt":"2020-04-30T08:27:25","slug":"suis-je-immunise-contre-le-covid-19","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bioweb.blog\/index.php\/2020\/04\/30\/suis-je-immunise-contre-le-covid-19\/","title":{"rendered":"Suis-je immunis\u00e9 contre le Covid-19 ?"},"content":{"rendered":"\n<p>Il est de notori\u00e9t\u00e9 publique que lorsque l\u2019on est infect\u00e9 par un microbe et que l\u2019on tombe malade, on ne peut g\u00e9n\u00e9ralement pas red\u00e9velopper cette maladie par la suite, au moins pendant un certain temps. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, que l\u2019on appelle \u00ab&nbsp;immunit\u00e9&nbsp;\u00bb, n\u2019est toutefois pas syst\u00e9matique et, si certaines infections conf\u00e8rent une immunit\u00e9 forte et de longue dur\u00e9e, auquel cas on ne se rendra m\u00eame pas compte que l\u2019on a rencontr\u00e9 le microbe \u00e0 nouveau, il arrive que l\u2019on puisse quand m\u00eame d\u00e9velopper une forme att\u00e9nu\u00e9e de la maladie au bout d\u2019un certain temps, voire que l\u2019on ne soit pas prot\u00e9g\u00e9 du tout.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Avertissement : une partie des r\u00e9f\u00e9rences de cet article, qui sont situ\u00e9es en bas de page et auxquelles font r\u00e9f\u00e9rence les num\u00e9ros entre parenth\u00e8ses, sont des articles en pr\u00e9-print. Ce sont des articles scientifiques qui n&rsquo;ont pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9s par les autres scientifiques dans le cadre habituel du processus de publication. Vous pouvez les consulter afin de v\u00e9rifier leur m\u00e9thodologie si vous souhaitez estimer par vous-m\u00eame la qualit\u00e9 des donn\u00e9es produites.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2><strong>L\u2019immunit\u00e9, comment \u00e7a marche&nbsp;?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le syst\u00e8me immunitaire des vert\u00e9br\u00e9s, dont nous faisons partie, comprend deux branches distinctes, mais qui interagissent fortement&nbsp;: on retrouve d\u2019une part le syst\u00e8me immunitaire <strong>inn\u00e9<\/strong>, et d\u2019autre part le syst\u00e8me immunitaire <strong>adaptatif<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>On reviendra dans un autre article (ou peut-\u00eatre une vid\u00e9o&nbsp;?) sur les diff\u00e9rences entre ces deux composantes. Globalement, l\u2019inn\u00e9 est une barri\u00e8re de d\u00e9fense \u00e0 large spectre, c\u2019est \u00e0 dire peu sp\u00e9cifique du microbe \u00e0 combattre, mais souvent moins efficace que l\u2019immunit\u00e9 adaptative. Cette derni\u00e8re a toutefois besoin de temps pour se mettre en place, surtout lors de la premi\u00e8re rencontre avec un microbe donn\u00e9, o\u00f9 elle va mettre 1 \u00e0 2 semaines pour se d\u00e9velopper. C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que des cellules immunitaires dites <strong>na\u00efves<\/strong>, car n\u2019ayant jamais rencontr\u00e9 leur microbe cible, vont se transformer en cellules <strong>effectrices<\/strong> qui vont combattre le pathog\u00e8ne et\/ou <strong>m\u00e9moire<\/strong> pour survivre longtemps et se r\u00e9activer si le microbe repointe le bout de son nez. Une fois que l\u2019immunit\u00e9 adaptative entre dans la danse, elle signe g\u00e9n\u00e9ralement le \u00ab&nbsp;Game Over&nbsp;\u00bb du microbe et non seulement elle r\u00e9sout rapidement l\u2019infection, mais elle dispose, en plus, d\u2019une forme m\u00e9moire qui limite voire emp\u00eache les r\u00e9infections pendant une dur\u00e9e variable.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00catre immunis\u00e9 contre une maladie, c\u2019est donc disposer d\u2019un syst\u00e8me adaptatif qui a une m\u00e9moire contre le microbe causant cette maladie\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img data-attachment-id=\"427\" data-permalink=\"https:\/\/bioweb.blog\/index.php\/2020\/04\/30\/suis-je-immunise-contre-le-covid-19\/image-30\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/bioweb.blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-30.png?fit=532%2C912&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"532,912\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image-30\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/bioweb.blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-30.png?fit=175%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/bioweb.blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-30.png?fit=532%2C912&amp;ssl=1\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/bioweb.blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-30.png?resize=162%2C278&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-427\" width=\"162\" height=\"278\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/bioweb.blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-30.png?w=532&amp;ssl=1 532w, https:\/\/i0.wp.com\/bioweb.blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-30.png?resize=175%2C300&amp;ssl=1 175w\" sizes=\"(max-width: 162px) 100vw, 162px\" data-recalc-dims=\"1\" \/><figcaption>Sch\u00e9ma repr\u00e9sentant la forme de diff\u00e9rentes classes d&rsquo;anticorps<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le premier truc auquel on pense quand on parle d\u2019immunit\u00e9, c\u2019est les <strong>anticorps<\/strong>. Et c\u2019est d\u2019ailleurs un outil tr\u00e8s puissant du syst\u00e8me immunitaire pour lutter contre les microbes, en plus d\u2019\u00eatre souvent un bon indicateur de si une personne est immunis\u00e9e ou non&nbsp;: si quelqu\u2019un a des anticorps contre un pathog\u00e8ne, c\u2019est qu\u2019il l\u2019a d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9 et s\u2019il en a beaucoup, on peut pr\u00e9sumer qu\u2019il est prot\u00e9g\u00e9 contre ce pathog\u00e8ne. Toutefois, les anticorps sont plus complexes qu\u2019on ne pourrait le penser de prime abord\u2026 Notamment parce qu\u2019il existe plusieurs classes et sous-classes d\u2019anticorps&nbsp;: des IgM qui apparaissent rapidement apr\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019infection mais marchent pas ouf, des IgG qui ont des actions tr\u00e8s vari\u00e9es et mettent plus de temps \u00e0 arriver, des IgA que l\u2019on retrouve peu dans le sang mais peuvent \u00eatre s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es dans le tube digestif, le lait maternel\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ce n\u2019est pas tout&nbsp;! En effet, l\u2019immunit\u00e9 adaptative dispose \u00e9galement d\u2019une composante dite <strong>cellulaire<\/strong>. Si les anticorps sont des prot\u00e9ines que l\u2019on retrouve dans divers fluides de l\u2019organisme (on parle de r\u00e9ponse humorale), certaines cellules de l\u2019immunit\u00e9 adaptative ont la capacit\u00e9 de d\u00e9truire directement des cellules \u00ab&nbsp;corrompues&nbsp;\u00bb de l\u2019organisme \u00e0 travers un processus po\u00e9tiquement appel\u00e9 le baiser de la mort. Cette action <strong>cytotoxique<\/strong> (toxique pour les cellules) est particuli\u00e8rement importante pour identifier et neutraliser les cellules canc\u00e9reuses, mais aussi celles infect\u00e9es par un virus qui fonctionnent alors comme une usine produisant de nouveaux virus&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9ponse adaptative est particuli\u00e8rement importante dans le contexte du Covid-19. En effet, lorsque la r\u00e9ponse adaptative tarde \u00e0 se mettre en place, la r\u00e9ponse inn\u00e9e a tendance \u00e0 monter dans les tours et peut s\u2019emballer. Dans les formes les plus s\u00e9v\u00e8res, on assiste \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne appel\u00e9 <strong>orage cytokinique<\/strong> qui peut fortement ab\u00eemer les parois pulmonaires, nuire aux \u00e9changes gazeux et donc au fonctionnement du poumon.<\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Des gens hospitalis\u00e9s \u00e0 cause du Covid-19 retournent \u00e0 l\u2019h\u00f4pital<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Depuis le mois de mars, plusieurs \u00e9tudes scientifiques (1-6), notamment chinoises, ont rapport\u00e9 des cas de patients hospitalis\u00e9s et \u00ab&nbsp;gu\u00e9ris&nbsp;\u00bb du Covid-19\u2026 qui retournent \u00e0 l\u2019h\u00f4pital pour cette m\u00eame maladie. Il y en a m\u00eame un qui est revenu deux fois (6)&nbsp;! Ces cas ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s m\u00e9diatis\u00e9s par la presse g\u00e9n\u00e9raliste avec une inqui\u00e9tude nouvelle&nbsp;: peut-on attraper le Covid-19 plusieurs fois&nbsp;? Ou, formul\u00e9 autrement, est-on immunis\u00e9 par le Covid-19&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Que s\u2019est-il pass\u00e9 exactement avec ces patients&nbsp;? Initialement re\u00e7us pour des difficult\u00e9s respiratoires, ces patients ont eu une infection confirm\u00e9e par le SARS-CoV-2 (virus qui cause le Covid-19) gr\u00e2ce \u00e0 des tests permettant de d\u00e9tecter le g\u00e9nome du virus dans leur nez et leur gorge. Une fois leurs sympt\u00f4mes disparus (plus de fi\u00e8vre, respiration normale\u2026) et deux tests de d\u00e9tection du g\u00e9nome du virus n\u00e9gatifs \u00e0 au moins 24h d\u2019intervalle minimum, ces patients ont pu quitter l\u2019h\u00f4pital. Puisque des patients revenaient, des \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 entreprises pour essayer de comprendre ce qui se passait. Les patients quittant l\u2019h\u00f4pital ont donc \u00e9t\u00e9 <strong>mis en quarantaine<\/strong> \u00e0 domicile, voire <strong>plac\u00e9s en isolement<\/strong> dans des h\u00f4tels r\u00e9quisitionn\u00e9s, coup\u00e9s de leur famille\u2026 et invariablement, environ 10% de ces personnes \u00ab&nbsp;redevenaient&nbsp;\u00bb positives au SARS-CoV-2 parfois jusqu\u2019\u00e0 <strong>2 semaines<\/strong> apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 l\u2019h\u00f4pital. Les auteurs appellent d\u2019ailleurs ce ph\u00e9nom\u00e8ne une \u00ab&nbsp;r\u00e9apparition de l\u2019ARN viral&nbsp;\u00bb ou une \u00ab&nbsp;repositivit\u00e9 aux tests&nbsp;\u00bb dans la litt\u00e9rature, et non pas de r\u00e9infection. Des sympt\u00f4mes peuvent parfois r\u00e9apparaitre lors de cette repositivit\u00e9, mais ne sont jamais plus s\u00e9v\u00e8res que lors de la maladie originelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fait que des patients isol\u00e9s redeviennent positifs sugg\u00e8re que ce ne sont donc pas des recontaminations, mais plut\u00f4t des sortes de rechute, le virus \u00e9tant encore pr\u00e9sent dans l\u2019organisme des patients \u00e0 leur sortie de l\u2019h\u00f4pital (7), si toutefois les tests justifiant la sortie des patients ne s\u2019av\u00e8rent pas \u00eatre de faux-n\u00e9gatifs\u2026 L\u2019id\u00e9e qu\u2019une immunit\u00e9 se d\u00e9veloppe fait \u00e9galement son chemin car les singes qui ont contract\u00e9 le Covid-19 et en ont gu\u00e9ri sont immunis\u00e9s \u00e0 cette pathologie (8). Enfin, une \u00e9tude sugg\u00e8re que certaines personnes ont plus de la mol\u00e9cule ACE2 (le r\u00e9cepteur du virus) \u00e0 la surface de leurs cellules et que ceci pourrait expliquer qu\u2019elles d\u00e9veloppent des formes plus graves de la maladie, mais aussi pourquoi le virus pourrait survivre plus longtemps dans leur organisme et faire des \u00ab&nbsp;r\u00e9apparitions&nbsp;\u00bb une fois parti de l\u2019h\u00f4pital (9).<\/p>\n\n\n\n<h2><strong>La petite fixette sur les anticorps<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors que des doutes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis concernant l\u2019immunit\u00e9 des gens touch\u00e9s par le Covid-19, des \u00e9tudes dites <strong>s\u00e9rologiques <\/strong>ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es. Une s\u00e9rologie, \u00e7a consiste \u00e0 prendre du sang \u00e0 des personnes et regarder si on peut y trouver des anticorps contre le microbe d\u2019int\u00e9r\u00eat (dans notre cas, le SARS-CoV-2). Cela permet de savoir si une personne a rencontr\u00e9 un pathog\u00e8ne par le pass\u00e9, par exemple, mais cela permet aussi souvent de savoir si une personne est immunis\u00e9e en jaugeant la quantit\u00e9 d\u2019anticorps dans son sang capable de reconnaitre un microbe donn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>OK, qu\u2019est-ce que \u00e7a a donn\u00e9 concernant le SARS-CoV-2&nbsp;? H\u00e9 bien les \u00e9tudes ont montr\u00e9 que des anticorps IgM et IgG sp\u00e9cifiques du SARS-CoV-2 apparaissent chez les patients souffrant du Covid-19 (10, 11). Il semble m\u00eame que les patients ayant des formes s\u00e9v\u00e8res de la maladie d\u00e9veloppent plus d\u2019anticorps (10) et aient moins de chance de \u00ab&nbsp;redevenir positifs&nbsp;\u00bb apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 l\u2019h\u00f4pital (11) ! Donc bingo&nbsp;? On a trouv\u00e9 que les gens souffrant du Covid-19 font des anticorps et que \u00e7a aide \u00e0 gu\u00e9rir&nbsp;? Disons que globalement, avoir un taux \u00e9lev\u00e9 d\u2019anticorps semble pouvoir aider et c\u2019est d\u2019ailleurs pour \u00e7a que des \u00e9tudes sont en cours o\u00f9 l\u2019on transf\u00e8re des anticorps de patients r\u00e9tablis \u00e0 des personnes malades (12). Il faut toutefois noter que, paradoxalement, avoir beaucoup d\u2019anticorps n\u2019emp\u00eache pas de d\u00e9velopper des formes graves de la maladie (11)\u2026 On dit qu\u2019on n\u2019observe pas de corr\u00e9lation entre le taux d\u2019anticorps circulant dans le sang et l\u2019\u00e9volution de la maladie. Ce n\u2019est pas un ph\u00e9nom\u00e8ne inconnu puisque l\u2019on connait d\u2019autres maladies o\u00f9 on a observ\u00e9 cette tendance, comme la tuberculose par exemple (13).<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, ce n\u2019est pas parce que l\u2019on d\u00e9veloppe un anticorps qui va aller se fixer sur un microbe qu\u2019il va l\u2019emp\u00eacher d\u2019\u00eatre infectieux. Il faut donc que ces anticorps soient dits <strong>neutralisants<\/strong>. Prenons un exemple concret&nbsp;: plusieurs tests s\u00e9rologiques du Covid\u201119 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s et la plupart se contentent de v\u00e9rifier s\u2019il y a, ou non, des anticorps dans le sang qui vont se coller sur le virus. Pour cela, il suffit de prendre une boite en plastique, de mettre des morceaux de prot\u00e9ines du virus dedans, et de regarder si des anticorps s\u2019y collent quand on met le sang du patient par exemple. Les tests plus pouss\u00e9s permettent, eux, de v\u00e9rifier si ces anticorps sont neutralisants. Pour cela, il faut prendre un virus d\u2019int\u00e9r\u00eat (soit le SARS-CoV-2 directement, soit un autre virus modifi\u00e9 pour ressembler au SARS-CoV-2), le mettre en contact avec les anticorps (dans le sang pr\u00e9lev\u00e9 sur un patient par exemple) et ensuite mettre ce virus sur des cellules qu\u2019il est normalement capable d\u2019infecter&nbsp;: s\u2019il ne parvient plus \u00e0 les infecter, les anticorps en question sont neutralisants. D\u00e9terminer si un anticorps va neutraliser un microbe est compliqu\u00e9, cela d\u00e9pend du type d\u2019anticorps, de l\u2019endroit o\u00f9 il se fixe sur le virus (par exemple s\u2019il se fixe sur une prot\u00e9ine qui doit absolument interagir avec son r\u00e9cepteur, il l\u2019emp\u00eache de le faire), de la force avec laquelle il s\u2019y accroche, mais aussi du fait qu\u2019il peut, en se fixant, modifier l\u00e9g\u00e8rement la forme du virus et l\u2019emp\u00eacher d\u2019infecter des cellules par la suite\u2026 Bref, c\u2019est compliqu\u00e9 \u00e0 deviner, le mieux c\u2019est de tester directement. On notera toutefois que l\u2019apparition des anticorps neutralisant semble se faire chez les patients, et que le nombre d\u2019anticorps neutralisant est \u00e9galement proportionnel au nombre total d\u2019anticorps dans le sang (14).<\/p>\n\n\n\n<p>Attend Bobby\u2026 Si les anticorps n\u2019aident pas forc\u00e9ment les gens \u00e0 gu\u00e9rir\u2026 Comment ils gu\u00e9rissent&nbsp;?! Et est-ce qu\u2019ils peuvent retomber malades&nbsp;?! Commen\u00e7ons par un point important&nbsp;: jusqu\u2019\u00e0 maintenant, les \u00e9tudes parlent principalement des IgM et des IgG sp\u00e9cifiques du SARS-CoV-2 et tr\u00e8s peu des IgA, \u00e0 savoir les anticorps s\u00e9cr\u00e9t\u00e9s dans les voies respiratoires et digestives, et qui pourraient donc neutraliser le virus avant qu\u2019il ne p\u00e9n\u00e8tre dans l\u2019organisme. On en sait donc tr\u00e8s peu sur ce sujet qui pourrait \u00e9ventuellement \u00eatre important. La principale explication \u00e0 ce biais d\u2019analyse est que les IgG et les IgM se trouvent dans le sang, ils sont faciles \u00e0 analyser en labo et on dispose d\u00e9j\u00e0 de m\u00e9thodes performantes. Cette tendance est probablement amen\u00e9e \u00e0 \u00e9voluer, cela n\u00e9cessitera simplement le pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019\u00e9chantillons de salive, mais surtout la mise au point de m\u00e9thodes de d\u00e9tection d\u2019IgA sp\u00e9cifiques du SARS-CoV-2 et ce point p\u00eache encore un peu \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 j\u2019\u00e9cris ces lignes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a un autre d\u00e9tail qu\u2019il faut pr\u00e9ciser \u00e0 propos de l\u2019analyse des anticorps&nbsp;: dans certains cas, pour certains microbes, rares et pr\u00e9cis, les anticorps ne sont pas forc\u00e9ment une bonne chose. Certains pathog\u00e8nes peuvent utiliser une partie des anticorps qui s\u2019attachent sur eux pour infecter des cellules immunitaires gr\u00e2ce \u00e0 un m\u00e9canisme appel\u00e9 <strong>antibody dependant enhancement<\/strong> (ADE) (15). C\u2019est le cas du virus de la dengue par exemple, dont les infections secondaires sont plus graves car la personne a d\u00e9j\u00e0 des anticorps qui se fixent sur le virus (16). Des donn\u00e9es limit\u00e9es existent dans la litt\u00e9rature sugg\u00e9rant que certains coronavirus pourraient utiliser ce m\u00e9canisme (17-19). Est-ce le cas du SARS-CoV-2&nbsp;? A ma connaissance ces articles rapportent des ph\u00e9nom\u00e8nes observ\u00e9s <em>in vitro<\/em> et pas dans des organismes vivants, et n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 document\u00e9 concernant le SARS-CoV-2 mais il n\u2019est pas exclu.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video aligncenter\"><video controls src=\"https:\/\/bioweb.blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Natural-Killer-cells-on-tumor-and-cells-infected-by-viruses-1.mp4\"><\/video><figcaption>Vid\u00e9o montrant une cellule immunitaire cytotoxique (la petite cellule en bas) donnant le baiser de la mort \u00e0 une cellule infect\u00e9e. Cette derni\u00e8re meurt en se d\u00e9gonflant et en faisant des \u00ab\u00a0bulles\u00a0\u00bb appel\u00e9es v\u00e9sicules.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Bon, on a parl\u00e9 des anticorps en long en large et en travers\u2026 Mais qu\u2019en est-il de la fameuse r\u00e9ponse adaptative cellulaire&nbsp;? Apr\u00e8s tout, une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e chez la souris a montr\u00e9 que c\u2019est cette r\u00e9ponse-ci qui \u00e9tait cruciale pour se d\u00e9barrasser du SARS-CoV, alors que les anticorps \u00e9taient accessoires (20)&nbsp;! En plus, le suivi des patients gu\u00e9ris du SARS ont montr\u00e9 que les anticorps et les cellules qui fabriquent les anticorps disparaissent au bout de quelques mois chez les patients, alors que les cellules en charge de la r\u00e9ponse cellulaires cytotoxiques restent pr\u00e9sentes pendant de nombreuses ann\u00e9es (21)\u2026 Alors quoi&nbsp;? Qu\u2019est ce qu\u2019on sait de la r\u00e9ponse cellulaire chez les patients souffrant du Covid-19&nbsp;? On sait que chez les patients souffrant de forme grave de cette maladie, les cellules cytotoxiques semblent avoir un fonctionnement alt\u00e9r\u00e9 qui revient \u00e0 la normale une fois que les sympt\u00f4mes s\u2019all\u00e8gent (22) et\u2026 c\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s tout. La mesure de la r\u00e9ponse adaptative cellulaire est complexe et n\u00e9cessite de la technique, du mat\u00e9riel et du personnel form\u00e9, soit largement plus que la simple prise de sang permettant de mesurer des anticorps. D\u00e8s lors, on a forc\u00e9ment moins de donn\u00e9es disponibles.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois l\u2019hypoth\u00e8se que la r\u00e9ponse cellulaire joue un r\u00f4le important dans l\u2019immunit\u00e9 contre le SARS-CoV-2 expliquerait une autre observation int\u00e9ressante concernant le Covid-19&nbsp;: le r\u00e9pertoire de cellules cytotoxiques d\u00e9croit fortement avec l\u2019\u00e2ge \u00e0 partir de 40 \u00e0 50 ans pour ne finalement garder que les cellules sp\u00e9cifiques de pathog\u00e8nes d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9s alors qu\u2019il est tr\u00e8s fourni chez les jeunes enfants. Or il s\u2019av\u00e8re que le risque d\u2019aggravation du Covid-19 est plus \u00e9lev\u00e9 une fois pass\u00e9s les 50 ans et que les formes s\u00e9v\u00e8res de cette maladie sont particuli\u00e8rement rares chez les jeunes enfants (malgr\u00e9 de possibles syndromes inflammatoires r\u00e9cemment rapport\u00e9s et en cours d\u2019investigation), sugg\u00e9rant une possible corr\u00e9lation entre la gravit\u00e9 de cette pathologie et un faible r\u00e9pertoire de cellules cytotoxiques. La piste reste, bien \u00e9videmment, \u00e0 explorer et rien de ceci n\u2019est d\u00e9finitivement prouv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2><strong>Conclusion<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>A l\u2019heure actuelle, il n\u2019y a pas \u00e0 paniquer, ni trop \u00e0 craindre de ne pas \u00eatre immunis\u00e9 une fois gu\u00e9ri du Covid-19. Les donn\u00e9es sugg\u00e8rent que ce virus conf\u00e8re une immunit\u00e9 protectrice, bien que<strong> cela doive encore \u00eatre d\u00e9finitivement prouv\u00e9<\/strong>, de m\u00eame qu\u2019il reste \u00e0 d\u00e9terminer la dur\u00e9e de cette \u00e9ventuelle immunit\u00e9 au cours du temps afin d\u2019\u00e9viter la r\u00e9surgence de ce pathog\u00e8ne dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, notamment s\u2019il accumule des mutations qui pourraient remettre en cause notre immunit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9fi est donc \u00e0 destination du monde m\u00e9dical et de la recherche, afin de comprendre comment des patients peuvent redevenir positifs aux tests de d\u00e9tection du virus. Est-ce d\u00fb \u00e0 des faux-n\u00e9gatifs lors des tests de sortie de l\u2019h\u00f4pital, auquel cas lesdits tests doivent absolument \u00eatre revus et perfectionn\u00e9s, ou bien est-ce effectivement \u00e0 cause d\u2019un r\u00e9servoir de virus qui se trouverait encore dans l\u2019organisme et qui se diss\u00e9minerait \u00e0 nouveau \u00e0 travers les voies respiratoires&nbsp;? Les \u00e9tudes ult\u00e9rieures r\u00e9pondront \u00e0 cette question.<\/p>\n\n\n\n<p>Et est-il possible que ce virus reste cach\u00e9, dormant dans notre organisme pour se r\u00e9activer ult\u00e9rieurement&nbsp;? On ne sait pas exactement. Ce que l\u2019on sait, c\u2019est que ce virus ne peut pas s\u2019int\u00e9grer dans le g\u00e9nome de son h\u00f4te ni s&rsquo;installer dans le noyau des cellules et y squatter sur des p\u00e9riodes tr\u00e8s longues. D\u2019autres virus, assez \u00e9loign\u00e9s \u00e9volutivement des coronavirus, ont cette capacit\u00e9 mais elle n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 document\u00e9e dans la famille du SARS-CoV-2. Ce qui est toutefois possible, c\u2019est que le virus puisse infecter une cellule exprimant son r\u00e9cepteur ACE2, dans le tube digestif par exemple, et y reste cach\u00e9 pendant quelques temps, de l\u2019ordre de dizaines de jours. Il pourrait ensuite se r\u00e9activer et repartir \u00e0 la conqu\u00eate de l\u2019organisme. Cette piste, hypoth\u00e9tique \u00e0 l\u2019heure actuelle, permettrait d&rsquo;expliquer cette repositivit\u00e9 observ\u00e9e pour certains patients.<\/p>\n\n\n\n<p>Une donn\u00e9e essentielle apprise au cours des derni\u00e8res \u00e9tudes chinoises, c\u2019est que l\u2019on peut d\u00e9tecter le g\u00e9nome du virus chez des personnes atteintes du Covid-19 et th\u00e9oriquement \u00ab&nbsp;gu\u00e9ries&nbsp;\u00bb m\u00eame deux semaines apr\u00e8s qu\u2019elles aient quitt\u00e9 l\u2019h\u00f4pital. On ne sait pas encore si elles restent contagieuses dans ces conditions, mais on a vu <a href=\"https:\/\/bioweb.blog\/index.php\/2020\/04\/02\/covid-19-jai-plus-dtoux-ne-visitons-pas-mamie-marylou\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">dans un article pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> qu\u2019il vaut mieux ne pas rendre visite trop t\u00f4t \u00e0 ses grands-parents une fois gu\u00e9ri. Il apparait que ce conseil reste d\u2019une importance majeure, au moins le temps que de plus amples \u00e9tudes soient r\u00e9alis\u00e9es.&nbsp;<strong>\u2639<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3><strong>R\u00e9f\u00e9rences<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<ol type=\"1\"><li><a href=\"https:\/\/www.researchsquare.com\/article\/rs-22829\/v1\">https:\/\/www.researchsquare.com\/article\/rs-22829\/v1<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.eurosurveillance.org\/content\/10.2807\/1560-7917.ES.2020.25.10.2000191\">https:\/\/www.eurosurveillance.org\/content\/10.2807\/1560-7917.ES.2020.25.10.2000191<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/papers.ssrn.com\/sol3\/papers.cfm?abstract_id=3564400\">https:\/\/papers.ssrn.com\/sol3\/papers.cfm?abstract_id=3564400<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/europepmc.org\/article\/ppr\/ppr122436\">https:\/\/europepmc.org\/article\/ppr\/ppr122436<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pmc\/articles\/PMC7169645\/\">https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pmc\/articles\/PMC7169645\/<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/europepmc.org\/article\/ppr\/ppr154218\">https:\/\/europepmc.org\/article\/ppr\/ppr154218<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/doi\/abs\/10.1002\/jmv.25855\">https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/doi\/abs\/10.1002\/jmv.25855<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.biorxiv.org\/content\/10.1101\/2020.03.13.990226v1\">https:\/\/www.biorxiv.org\/content\/10.1101\/2020.03.13.990226v1<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.biorxiv.org\/content\/10.1101\/2020.04.14.040204v1\">https:\/\/www.biorxiv.org\/content\/10.1101\/2020.04.14.040204v1<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.medrxiv.org\/content\/10.1101\/2020.03.30.20047365v2\">https:\/\/www.medrxiv.org\/content\/10.1101\/2020.03.30.20047365v2<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.medrxiv.org\/content\/10.1101\/2020.04.20.20065953v1\">https:\/\/www.medrxiv.org\/content\/10.1101\/2020.04.20.20065953v1<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.mdpi.com\/1422-0067\/21\/7\/2272\">https:\/\/www.mdpi.com\/1422-0067\/21\/7\/2272<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/28955344\/\">https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/28955344\/<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.medrxiv.org\/content\/10.1101\/2020.04.21.20068858v1\">https:\/\/www.medrxiv.org\/content\/10.1101\/2020.04.21.20068858v1<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/12725690\">https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/12725690<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/link.springer.com\/article\/10.1007\/s00705-013-1645-3\">https:\/\/link.springer.com\/article\/10.1007\/s00705-013-1645-3<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/32092539\">https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/32092539<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/jvi.asm.org\/content\/94\/5\/e02015-19\">https:\/\/jvi.asm.org\/content\/94\/5\/e02015-19<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27390007\">https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/27390007<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/20610717\">https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/20610717<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/21576510\">https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/21576510<\/a><\/li><li><a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41423-020-0402-2\">https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41423-020-0402-2<\/a><\/li><\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est de notori\u00e9t\u00e9 publique que lorsque l\u2019on est infect\u00e9 par un microbe et que l\u2019on tombe malade, on ne peut g\u00e9n\u00e9ralement pas red\u00e9velopper cette maladie par la suite, au moins pendant un certain temps. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, que l\u2019on appelle \u00ab&nbsp;immunit\u00e9&nbsp;\u00bb, n\u2019est toutefois pas syst\u00e9matique et, si certaines infections conf\u00e8rent une immunit\u00e9 forte et de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":424,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[1],"tags":[21],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/bioweb.blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Immunit\u00e9-Covid-19.jpg?fit=1366%2C768&ssl=1","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9pDNX-6H","jetpack_likes_enabled":true,"jetpack-related-posts":[{"id":360,"url":"https:\/\/bioweb.blog\/index.php\/2020\/04\/14\/ou-en-sont-les-essais-cliniques-sur-le-covid-19\/","url_meta":{"origin":415,"position":0},"title":"O\u00f9 en sont les essais cliniques sur le Covid-19 ?","author":"Pierre","date":"14 avril 2020","format":false,"excerpt":"Toutes les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es dans cet article viennent de la base de donn\u00e9es publique clinicaltrials.gov du NIH o\u00f9 peuvent \u00eatre d\u00e9clar\u00e9s les essais cliniques. 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